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NOUVEAU GUIDE 2008 


Le radon dans les bâtiments :
Guide pour la remédiation dans les constructions existantes et la prévention dans les constructions neuves

 

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Thème : « guides, livres, études »

Sous-thème « guides techniques »


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Le radon est un gaz radioactif qui provient de la dégradation de l’uranium et du radium présents dans la croûte terrestre. A partir du sol et de l’eau, le radon diffuse dans l’air et se trouve, par effet de confinement, à des concentrations plus élevées à l’intérieur des bâtiments qu’à l’extérieur. Les descendants solides du radon sont alors inhalés avec l’air respiré et se déposent dans le poumon. Le radon constitue la part la plus importante de l’exposition aux rayonnements naturels reçus par l’homme, en France, de même que dans le monde.

Les risques pour la santé liés à l’exposition au radon ont été établis à partir de nombreuses études menées chez l’homme (en particulier auprès des ouvriers des mines) et chez l’animal, faisant apparaître un lien avec le cancer du poumon. Le nombre annuel de décès par cancer du poumon qui serait attribuable à l’exposition domestique au radon en France métropolitaine varie d'environ 1 200 à 2 900 en fonction des relations exposition-réponse utilisées. Ces chiffres montrent que l’exposition domestique au radon constitue un enjeu majeur de santé publique en France
Le sol est en général la cause principale de la présence de radon dans l'air intérieur des bâtiments.


L'entrée du radon dans les bâtiments résulte de nombreux paramètres (concentration dans le sol, perméabilité et humidité du sol, présence de fissures ou de fractures dans la roche sous-jacente) et notamment des caractéristiques propres de l'habitat (procédé de construction, fissuration de la surface en contact avec le sol, système de ventilation…).

Dans une moindre mesure, la présence de radon dans les locaux habités peut cependant avoir d'autres origines : l'air extérieur, les matériaux de construction, l'eau à usage domestique.

La prise de conscience du problème en France est relativement récente et un cadre réglementaire est en cours dans lequel sont déjà déterminés 31 départements dits à risque.

La mesure du radon dans les bâtiments s’effectue dans un premier temps à l’aide de dosimètres passifs permettant de réaliser un dépistage dans le bâtiment. Les niveaux d’actions préconisés en France pour les bâtiments existants sont fixés à 400 Bq/m3 et 1 000 Bq/m3.

Il existe un ensemble de techniques de réduction dans les bâtiments.
L'adaptation de ces techniques à la construction neuve présente l'avantage de les intégrer dans la conception du bâtiment. Leur efficacité sera donc améliorée et le coût marginal.
Dans les constructions existantes, les moyens à mettre en oeuvre pour lutter contre la présence de radon dans l’air intérieur sont à considérer en fonction des niveaux de concentration moyenne annuelle mesurés dans le bâtiment et des caractéristiques de ce dernier. Selon les cas typologiques rencontrés et les niveaux initiaux de concentration, les mesures correctrices peuvent être réalisées de façon itérative afin de minimiser l’investissement fait pour lutter contre ce problème.

Historiquement, ce site d'information a été mis en place à l'occasion du programme ERRICCA 2 (European Radon Research and Industry Collaboration Concerted Action), financé par la commission européenne. Ce programme rassemblait, sous la houlette du Building Research Establishment, 35 organismes de 20 pays, dont le CSTB. Ensemble, ces organismes ont travaillé à l'élaboration de techniques de diagnostics et de remédiation ainsi qu'à la diffusion de la connaissance scientifique et technique, au travers de campagnes nationales d'information et de sensibilisation. Ce programme, débuté en février 2002, a duré 3 ans.

Depuis, le site est maintenu en fonction de l'évolution technique et réglementaire dans le domaine.


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